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En 2003,
j’ai récupéré une chienne de type malinois qui avait environ 1 an. Elle était
très maigre (à peine 10kg pour
un malinois) et avait été enfermée
avec ses frères et sœurs dans une
caravane, laissée à l’abandon. Les chiots n’avaient rien à
manger et se sont tués entre eux. Quand je l’ai récupérée, elle
était couverte de
morsures et pleine de vers. Deux
autres chiens (sur 8 environ) avaient survécus mais eux étaient plutôt bien
portants et très
agressifs. Je suis allée la
voir chez la famille qui l’avait recueillie et étrangement, c’est elle qui m’a
adoptée. Elle est montée dans ma voiture car la porte était
restée ouverte et à refusé d’en descendre. C’est comme ça que je l’ai ramenée
chez moi
.
Les
premiers temps ont été très
difficile, elle paniquait dès que je n’étais pas là et détruisait tout chez moi.
Elle refusait de faire ses besoins dehors et ne s’alimentait que lorsque
j’étais à côté d’elle. Je l’ai alors
emmenée chez le vétérinaire qui m’a fait suivre avec elle une thérapie
comportementale. Pendant plusieurs mois, je n’ai pas eu le droit de la regarder,
la caresser, ni même lui parler afin qu’elle se détache de moi. Cela a
fonctionné et petit à petit, elle a repris le contrôle sur sa panique même si
les bêtises continuaient. Puis, j’ai déménagé et j’ai pu la laisser dans une
pièce avec une baie vitrée lorsque je n’étais pas là. Les ennuis ont alors été
terminés. Plus une seule bêtise. Elle était à priori claustrophobe du fait de
l’enfermement dans un espace réduit qu’elle avait subi. Elle a
aujourd’hui presque 5 ans et s’alimente normalement. Elle pèse 30 kg et est une
grande sportive. Elle m’accompagne d’ailleurs dans toutes mes ballades à cheval
et les footings de son maître. Elle a encore le comportement d’un jeune chien,
elle joue tout le temps et à besoin de se dépenser mais est d’une remarquable
douceur avec les enfants qu’elle est parfois amenée à côtoyer. Elle a de plus
très bien accepté que quelqu’un entre dans ma vie et est devenue sans difficulté
non plus ma chienne mais notre chienne. C’est aujourd’hui un véritable amour qui
nous fait très bien sentir sa reconnaissance. Elle s’adapte à toutes les
situations et reste seule sans difficulté. Lorsque le
vétérinaire l’a revue 1 an et demi après sa thérapie il a d’ailleurs été
scotché. Pour lui, ce n’était plus la même chienne. Il m’a même avoué qu’il
aurait accepté de la piquer si au bout d’un an les choses étaient restées en
l’état tant cela a été difficile. J’ai eu 5
chiens au total dans ma vie, tous différents, tous adoptés. U’ba est celle qui a
été la plus traumatisée et aussi la plus difficile à rééduquer. Je pense que si
je n’avais pas eu l’expérience des animaux avec mes autres chiens auparavant et
les chevaux, jamais je n’aurais réussi à la garder. Et aujourd’hui elle me le
rend au centuple. C’est pourquoi, je tiens à ce que les gens sachent qu’une
adoption est un acte qui doit être réfléchi et qui demande beaucoup de patience
et de détermination parfois. Autour de moi, mes parents étaient affolés, tout
comme mes amis lorsqu’il me voyait avec un logement régulièrement détruit et
ensuite pendant la thérapie, ne jamais témoigner une quelconque marque
d’attention positive ou négative envers ma chienne. Mais aujourd’hui, tout le
monde adore u’ba et c’est réciproque. Comme quoi, il
ne faut jamais se décourager et la bonheur en retour n’est que plus grand.
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